PRESENTATION  
 


Enjeux environnementaux



Forêts et certifications

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La moitié des coupes de bois commerciales dans le monde est liée à la demande en papier.


Pour limiter l’impact de cette demande croissante, différents labels ont été crées pour garantir le respect de règles environnementales, sociales et économiques
dans les exploitations forestières.

En France, les impacts de l’exploitation du bois pour la production de papier sont bien maîtrisés mais dans certaines régions du monde, le bois peut provenir de forêts mal gérées et de plantations intensives mettant à mal la biodiversité forestière.

La traçabilité est donc primordiale, d’autant que la demande en bois augmente, que ce soit pour l’ameublement, la construction ou le papier.

La France importe environ 60% du papier qu’elle consomme. Le recyclage du papier est donc un enjeu majeur
pour répondre à cette demande croissante puisqu’il s’appuie sur une filière locale de récupération des vieux papiers et contribue à préserver les forêts.

Sources : WWF ; Grennpeace



Eau

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Ressource primaire essentielle à la production du papier,
l’eau est utilisée au cours de plusieurs étapes du processus industriel (fabrication de la pâte et du papier).

Face à l’enjeu vital de la préservation de l’eau, les fabricants de papier doivent à la fois développer des solutions techniques pour limiter la consommation d’eau et pour traiter efficacement les eaux usées.


De nature brune, la cellulose est blanchie lors de la production du papier. La question du blanchiment à l’aide de produits chlorés a été une problématique environnementale importante. C’est pourquoi des procédés limitant ces problèmes se sont développés dans les années 80 et 90 : TCF (totally chlorine free) ; ECF (elementary chlorine free).

Ces procédés ont permis d’obtenir des effluents moins corrosifs autorisant le développement de circuits de recyclage de l’eau dans
les process de fabrication et donc, de participer à la réduction des consommations d’eau.

La mise en place d’une politique de gestion de l’eau et le recours à des procédés biotechnologiques dans le traitement de l’eau, permettent de réduire sa consommation d’environ 30%.


Source : ADEME




Énergie et empreinte carbone

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Moteur fondamental de notre croissance, les énergies fossiles génèrent des gaz à effet de serre qui contribuent fortement au réchauffement planétaire.

Le protocole de Kyoto se décline en Europe suivant des quotas de CO2 et des objectifs de réduction que les industriels s’engagent à respecter sous peine de sanctions financières.

Les États membres ont pris l’engagement de réduire d’ici à 2020 la consommation d’énergie primaire de 20% (objectif des « 20-20-20 »).


Or la déforestation est une des causes majeures du changement climatique. Acheter du papier recyclé ou du papier provenant d’une source durable permet de réaliser des économies considérables, en réduisant tant l’utilisation des décharges que les émissions de carbone.


Fabriquer du papier à partir de papier récupéré consomme 60 à 70% d'énergie en moins que la fabrication à partir de pulpe de bois vierge.

Sources : WWF ; Grennpeace



Collecte et tri du papier


1 Kg par jour et par personne. C’est la quantité de déchets produite actuellement en Europe et ce chiffre est en augmentation constante.

Le recyclage des papiers et cartons fait figure de pionnier : le taux de collecte atteignait 63,4% en Europe en 2007, ce qui situe le papier en tête des matériaux les mieux recyclés.

Quelques chiffres éloquents :

- La production d'ordures ménagères a doublé en 40 ans.

- Un employé jette en moyenne 75 kg de papiers usagés par an. Les papiers et cartons représentent plus de 70% des déchets produits par les activités de  bureaux.

- En récupérant vos papiers de bureaux, vous réduisez votre production de déchets de 70% en seulement quelques semaines.

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Une tonne de vieux papiers transformés en fibres cellulosiques de récupération (FCR) peut donner jusqu'a 900 Kg de papier recyclé.

- Aujourd’hui 80% des papiers de bureaux sont détruits en décharge ou par incinération. On estime le gisement de papiers de bureau récupérables à 1 million de tonnes en France dont plus de 350 000 tonnes dans la région Île-de-France.

Sources : Nouvelle Attitude ; ADEME


Transports


La circulation des marchandises et des personnes est la clé de voûte du système de libre-échange de nos sociétés.

Avec des modes de transport qui permettent de produire en Chine, de consommer en Europe et de recycler au Brésil, les distances ne sont plus un frein technique, mais leurs coûts environnementaux et financiers sont devenus particulièrement lourds.

L’industrie du recyclage de papier est basée sur la logique d’un cycle court. Les fabricants de papier, les clients et les sites de collecte et de valorisation sont situés sur un même périmètre géographique.

Le secteur du transport représentait, en 2005, 26% des émissions de CO2 en Franc
e. Comme on choisirait ses fruits et légumes chez un producteur local pour réduire son bilan carbone, le papier recyclé est une option plus écologique car fabriqué à proximité.

Source : ADEME


Enjeux réglementaires

Présenté au Parlement en septembre 2009, le projet de loi « Engagement national pour l’environnement (Grenelle 2) comporte une centaine d’articles et concrétise différents objectifs du Grenelle 1.

Le projet de loi du Grenelle de l’environnement1, adopté en première lecture par le Parlement, évoque 13 domaines d’action. Parmi eux :

Le domaine d’action n°10 (Déchets) a pour but de renforcer la politique de réduction des déchets.

- Augmenter le recyclage matière et organique : 75% dès 2012 pour les déchets d’emballages d’entreprises et les déchets ménagers.

- Réduire la production de déchets de 5 kilos par an et par habitant pour les cinq ans à venir.

- Limiter les quantités incinérées ou stockées : diminution de 15% à l’horizon 2012.

Le domaine d’action n°11 (État exemplaire) prévoit que l’État doit tenir compte des conséquences sur l’environnement des décisions qu’il prend.

- Utiliser exclusivement du papier recyclé ou, à défaut, issu de forêts gérées de manière durable d’ici à 2012.

- Réduire de 50% la consommation de papier des administrations. Parallèlement aux lois Grenelle, d’autres réglementations apparaissent : loi NRE (Nouvelles Régulations Économiques)2, obligations de Bilan Carbone® (à compter du 1er janvier 2011 pour les entreprises de plus de 500 salariés et les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants), mise en place de l’éco-organisme Eco Folio3 en 2007… Des réglementations spécifiques apparaissent. C’est pourquoi gérer sa ressource papier de manière vertueuse, c’est aussi anticiper les obligations juridiques.

Sources
1 Grenelle de l’environnement : http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/IMG/pdf/hs2-2.pdf
2 NRE : http://www.rsenews.com/public/dossier_eco/loi-nre.php?rub=1
3 EcoFolio : http://www.ecofolio.fr/


Enjeux sociaux

Le papier a accompagné l’homme tout au long de son histoire : des débuts de l’écriture aux premières imprimeries jusqu’aux grandes papeteries de l’ère industrielle, et à la culture de masse par la diffusion mondialisée des ouvrages littéraires ou scolaires.

Aujourd’hui, le papier recyclé renoue avec une certaine culture, plus humaine, du papier.

Le papier est en effet fabriqué, distribué, collecté et traité dans un même espace géographique. Cette boucle de proximité, génère des emplois locaux, profitables à l’échelle d’un territoire.

Les filières de recyclage sont en effet très demandeuses de main d’œuvre. Elles créent de nombreux emplois d’insertion dans des entreprises de collecte, conventionnées par l’État et le Pôle Emploi.
Les personnes recrutées sont des demandeurs d’emploi engagés dans un parcours d’insertion et un projet professionnel assortis de formations adaptées.

Cette industrie est aussi difficilement délocalisable dans la mesure où elle se base sur une logique de cycle court : les déchets, triés au sein des entreprises ou des collectivités, sont redirigés vers les centres de tri.
Le but étant de recourir à des usines de recyclage situées dans un périmètre géographique proche afin d’en diminuer au maximum le coût de transport et le coût environnemental.

Il faut en moyenne 10 fois plus d’emplois pour recycler un déchet que pour le stocker en décharge.

Source : Nouvelle Attitude

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



   
   

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